L’Italie n’a pas renoncé au nucléaire

Silvio Berlusconi attend que l’émotion provoquée par l’accident de Fukushima s’atténue pour relancer l’énergie nucléaire dans la péninsule.

L'Italie n'a pas renoncé au nucléaire

Manifestation anti-nucléaire à Venise.

Le 19 avril, un peu plus d’un mois après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement italien avait renoncé à son projet de construire à partir de 2014 quatre centrales nucléaires dans la péninsule. Dans un pays qui avait déjà refusé l’atome en 1987 à la suite d’un référendum populaire, ce revirement à 180 degrés des autorités italiennes avait été interprété comme un renoncement définitif à l’énergie nucléaire. Mais mardi, au cours de sa conférence de presse conjointe avec Nicolas Sarkozy, Silvio Berlusconi a de nouveau brouillé les cartes. « Nous sommes absolument convaincus que le nucléaire est l’énergie du futur pour toute la planète, un choix inéluctable », a déclaré le président du Conseil. La décision du 19 avril se révélerait donc être une manoeuvre politique du gouvernement.

Car avant même la catastrophe nucléaire du Japon, le parti d’opposition l’Italie des Valeurs (IDV) avait lancé une pétition en vue de tenir un référendum sur la construction des nouvelles centrales. L’exécutif comptait sur une faible mobilisation des Italiens pour que le référendum soit invalidé. L’incident de Fukushima a changé la donne et les derniers sondages pronostiquaient un refus massif de la population à la construction de centrales dans la péninsule. Or, en proposant un moratoire d’un an, le gouvernement empêche la tenue du référendum. « L’accident japonais a bouleversé l’opinion publique, a affirmé le Cavaliere. Si le référendum avait eu lieu, l’Italie aurait fermé la porte au nucléaire pour au moins 20 ans. » Le gouvernement attendra donc que l’émotion provoquée par la catastrophe de Fukushima s’atténue pour relancer son programme nucléaire d’ici un ou deux ans. Non seulement Berlusconi ne renonce pas à l’atome, mais il a annoncé que les contrats passés entre l’ENEL (Ente Nazionale per l’Energia Elettrica) et l’EDF restent valables sur les secteurs de la recherche et de la formation.

Le Cavaliere a trouvé en Nicolas Sarkozy un allié de poids. « La France produit 90 % de son électricité à bon marché grâce au nucléaire, a déclaré le chef de l’État français. Tchernobyl fut un accident nucléaire, pas Fukushima. C’est le Tsunami qui a provoqué la catastrophe, pas un dysfonctionnement du réacteur. » Selon Sarkozy, la question ne se pose pas entre le nucléaire et le refus du nucléaire. Mais c’est sur le degré de sécurité des centrales que les gouvernements doivent être vigilants.

source : lepoint.fr

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  1. #1 par labasoche le 26 avril 2011 - 20 h 51 min

    Sarkozy non plus n’a pas renoncé au nucléaire… Les profits sont tellement juteux à souhait!

    • #2 par journal_libre le 26 avril 2011 - 21 h 05 min

      c’est sûr …

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