Archives de la catégorie politique

le pacte 2012 – institut pour la justice

l’association Institut pour la justice,  une association loi de 1901, crée en 2007, mène une action pour réformer la justice. Le principal but de cette association est que la justice défende autant les victimes que les coupables. Voici l’exemple de Joel et Corinne qui ont perdu leur fils suite à une agression à l’arme blanche. Voyant à leur grande surprise que la justice ne faisait rien pour le décès de leur fils ils ont décidé de rejoindre l‘institut pour la justice pour que d’autres parents ne subissent pas la même chose.

pour voir la vidéo faite par le père de cette victime expliquant le déroulement des faits cliquez sur le lien si dessous:

http://www.pacte2012.fr/video

 

pour signer le pacte 2012 de l’institut pour la justice cliquez sur ce lien :

http://www.pacte2012.fr/pacte.php

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Turquie, la croissance et la diplomatie

L’islam et la démocratie peuvent être compatibles: la leçon de l’expérience turque inspire aujourd’hui la rue arabe (ici, un meeting de l’AKP).

Les Turcs votent ce dimanche, les musulmans-conservateurs sont les favoris du scrutin. A l’heure des soulèvements dans le monde arabe, la patrie d’Atatürk y fait désormais figure de modèle. D’autant qu’elle connaît un essor économique spectaculaire.
C’est un joli pied de nez. Au moment où Américains et Européens s’alarment du niveau de leur endettement, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan annonce que la Turquie aura fini de rembourser sa dette contractée auprès du Fonds monétaire international d’ici à 2013. On pourrait même le faire plus tôt! s’est-il vanté. Athènes qui pleure, Ankara qui rit: quelle revanche! 
A la veille des élections du 12 juin, le chef de gouvernement, souvent brutal et hâbleur, a toutes les raisons d’afficher sa bonne humeur. L’économie vogue à un rythme de croissance sans égal au sein de l’OCDE; à une exception près (l’Arménie), les relations avec les voisins de la région n’ont jamais été si apaisées depuis la chute de l’Empire ottoman; la formation politique d’Erdogan, le parti musulman-conservateur (AKP), se voit promettre par les sondages la troisième victoire consécutive depuis son arrivée au pouvoir en 2002. 
La croissance et le croissant: y aurait-il un modèle turc ? En quête d’alternative, les révolutions issues des « printemps arabes » tournent, en tout cas, les yeux vers Ankara. Ancienne puissance coloniale, alliée d’Israël, indéfectible membre de l’Otan, la Turquie a longtemps suscité la suspicion de la rue arabe, droguée à un nationalisme exacerbé et souvent paranoïaque. Aujourd’hui, la voilà hissée au rang d’exemple par ces mêmes foules bluffées par la success story économique et l’invention de cette « démocratie musulmane ».  

Fort de ses succès économiques, le parti musulman-conservateur au pouvoir, l’AKP, part bien placé pour le scrutin du 12 juin (à Ankara, lors de la présentation de son programme).
AFP/ADEM ALTAN
D’autant qu’Erdogan fut un des tout premiers chefs de gouvernement à sommer le président égyptien, Hosni Moubarak, de se démettre face au soulèvement populaire; et, à peine le raïs déchu, le président turc, Abdullah Gül, a fait le voyage jusqu’au Caire. Professeur à Oxford, l’influent Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, évoquait, il y a peu, la « fascination » des membres les plus jeunes du mouvement égyptien pour la Turquie. De retour en Tunisie, après vingt ans d’exil, le dirigeant islamiste Rachid Ghannouchi vante, à son tour, le modèle turc, discrètement loué par Ankara elle-même: par l’intermédiaire de la Fondation pour la recherche politique, économique et sociale (Seta), proche du gouvernement, des figures des printemps égyptien et tunisien sont invitées à observer la campagne électorale.  
Cet intérêt se rencontrerait aussi en Algérie: le quotidien El Watan affirmait, voici quelques jours, que des anciens chefs de l’ex-Front islamique du salut (FIS) dissous s’étaient réunis à Düsseldorf sous la houlette d’une organisation islamiste turque afin de préparer leur retour au pays. De fait, avant même le printemps 2011, l’image de la Turquie s’était considérablement améliorée chez les voisins arabes. Selon une enquête d’opinion menée en août 2010 pour la Fondation turque des études économiques et sociales (Tesev), 66 % des sondés estiment que la Turquie « peut être un modèle pour les pays du Moyen-Orient ».  
Cet engouement est ambigu tant il renvoie à des éléments hétéroclites de l’expérience turque. Il n’en constitue pas moins un tournant. Pour les classes politiques arabes de la région, confrontées à la pression de l’impatience populaire, les performances des entreprises turques font figure de miracle. Musclée par un afflux d’investissements étrangers depuis 2005 et aujourd’hui promue au 16e rang des économies mondiales, la Turquie affiche des indicateurs impressionnants: croissance soutenue (8,9 % en 2010), faible dette publique (40 % du PIB), boom des échanges (+ 20 % depuis janvier), stabilité du système bancaire…  

Chaque week-end, 15 millions de Turcs arpentent les galeries commerciales, dont certaines sont très luxueuses (ici, à Istanbul).
Reuters
« Pour la première fois de ma vie, le taux d’inflation est le même qu’en Angleterre », se vantait, ce printemps, le gouverneur de la banque centrale d’un pays naguère ravagé par l’hyperinflation. La consommation explose, tirée par l’essor de la classe moyenne; l’achat de deux-roues devrait doubler cette année. Toutes les semaines, un nouveau centre commercial ouvre; chaque week-end, 15 millions de Turcs vont flâner dans ces galeries somptueuses où se pressent les marques françaises. Hors Union européenne (UE)-Suisse, la Turquie est le troisième client de l’Hexagone, juste après les Etats-Unis et la Chine. Dopé par les événements au sud, le tourisme est, lui aussi, en plein boom. Et pas seulement sur les plages d’Antalya. En dix ans, Istanbul est passée du 40e au 7e rang mondial pour le tourisme de congrès. Les réformes libérales imposées depuis une décennie se sont révélées judicieuses: entre 2005 et 2010, le PIB par habitant a crû de 50 %. A population égale, la Turquie produit deux fois et demie plus que l’Algérie, la Tunisie et le Maroc réunis. 
La diplomatie du « zéro problème »
Ce bond en avant, appelé à se prolonger – certains experts prédisent pour les prochaines années le rythme de croissance le plus rapide des grands pays après la Chine et l’Inde -, n’aurait pas été possible sans un retour de la confiance, dû à la stabilisation du jeu institutionnel. Sous l’aiguillon de la perspective de l’adhésion à l’Union européenne, la démocratisation du pays s’est poursuivie.  
Longtemps dominante dans le jeu politique, l’armée a vu son rôle normalisé. Gardienne traditionnelle de la laïcité, elle accepte que le sort des urnes consacre la suprématie politique de l’AKP issu de l’islam politique. Le pouvoir civil marque des points. Une révision constitutionnelle limitant le rôle des militaires a été adoptée à une solide majorité par référendum en septembre 2010. La semaine dernière, un général quatre étoiles, inculpé pour complot, était arrêté sans qu’aucun haut gradé ne réagisse ; en 2007, il y a quatre ans à peine, l’état-major avait mis son veto à la candidature d’Erdogan à la présidence de la République. « Paix à l’intérieur! Paix à l’extérieur! » avait intimé Kemal Atatürk, dans les années 1920. L’actuel ministre des Affaires étrangères, le très pieux Ahmet Davutoglu, a trouvé un slogan pour marquer la continuité avec l’héritage du fondateur de la république laïque: c’est la diplomatie du « zéro problème ». 
Islamo-capitalisme
Une expression vague qui cache mal un expansionnisme commercial sans limites. A chaque voyage officiel, les hautes autorités de l’Etat emmènent avec elles des avions bourrés de responsables de PME anatoliennes, avant-garde d’un islamo-capitalisme qui a financé l’AKP et tient désormais sa revanche sur le vieil establishment stambouliote, enrichi sur les marchés occidentaux. La semaine dernière, le président Gül se rendait ainsi au Turkménistan pour la quatrième fois en quatre ans; au même moment, un accord de libre circulation entrait en vigueur avec la Géorgie; et bruissaient des rumeurs d’accord prochain avec Athènes pour mettre fin au vieux différend de la délimitation de la mer Egée. 

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan en Arabie saoudite, lors du Forum sur l’économie à Djedda, en mars dernier.
AFP/AMER HILABI
Cet activisme diplomatique tous azimuts – 12 nouvelles ambassades ont été ouvertes en Afrique depuis 2009, 8 le seront d’ici à 2012 – est payant. Grâce aux accords de libre-échange conclus par rafales, les produits turcs de consommation courante inondent les marchés régionaux. Les feuilletons télévisés turcs sont désormais doublés en arabe. Les jeunes pop stars font un malheur au-delà des frontières – même si leurs fans ne comprennent pas les paroles. Dans le nord de l’Irak, sous contrôle kurde et longtemps un sanctuaire pour la guérilla du PKK, 1 entreprise étrangère sur 2 est turque. Dans le sud, c’est la compagnie pétrolière turque TPAO qui a décroché l’autorisation d’exploiter le gisement de gaz de Siba. Cette mauvaise manière faite à Téhéran n’empêche pas Ankara d’afficher son ambition: voir tripler le volume du commerce avec l’Iran d’ici à cinq ans. Quitte, pour cela, à flatter le président Ahmadinejad et à ménager le voisin perse sur le dossier nucléaire – au risque d’irriter les Occidentaux. Pas de problème, on vous dit.  
Las ! Le « printemps arabe » a contrarié le bazar turc, attaché à la stabilité. Et, une fois encore, le souci de préserver ses intérêts économiques a dicté les choix diplomatiques. Pourquoi Ankara s’oppose-t-il à une zone d’interdiction aérienne au-dessus du désert libyen ? Parce que la Libye est le deuxième marché (après la Russie) du BTP turc: 25 000 natifs d’Asie mineure y travaillent, 15 milliards de dollars de contrats publics (ou liés au régime) sont en jeu. En Syrie, naguère pays ennemi, Erdogan avait beaucoup investi sur Bachar al-Assad, réglé le contentieux sur l’eau et fait ouvrir la route de Damas aux négociants d’Anatolie. Face à la répression féroce en cours, Ankara est aujourd’hui désemparé, partagé entre la réprobation et la crainte de voir sa frontière méridionale craquer devant les flots de réfugiés et de Kurdes en armes.  
Certains diplomates européens voient dans cette nouvelle politique orientale la confirmation d’un « néo-ottomanisme » qui éloignerait Ankara de l’Occident. Une analyse rejetée par les experts locaux. « La Turquie est devenue un acteur plus autonome et influent du jeu régional, concède Sabiha Senyucel Gundogar, directrice du programme de politique extérieure à la Tesev. Mais elle n’a pas changé d’axe. Elle tend la main à la Grèce et à l’Arménie. Et 69 % des Turcs souhaitent toujours l’adhésion à l’UE. » Cette diplomatie plus indépendante – sur le modèle gaullien, dit-on à Ankara – expliquerait aussi la nouvelle sympathie de l’opinion arabe. A en croire Nuh Yilmaz, analyste à la Seta, c’est le refus turc, en 2003, de s’engager dans la guerre américano-britannique en Irak et la violente algarade publique, à Davos, en 2009, entre Erdogan et le président israélien Shimon Peres à propos de Gaza qui auraient servi de déclic. « Les Arabes ont alors pris conscience que démocratie n’était pas synonyme d’alignement sur l’Amérique », explique-t-il.  
Neuf décennies de laïcité, soixante ans de multipartisme
Le modèle turc serait-il dès lors exportable ? Les gouvernements AKP se sont coulés dans l’héritage laïc qu’ils revendiquent aussi bien que l’opposition kémaliste. « Les élus AKP ne réclament pas l’établissement de la charia et encore moins un Etat islamique, explique Alper Dede, qui enseigne à l’université Zirve. Ils préfèrent islamiser l’environnement par un travail sur le terrain dans les associations, les entreprises, les écoles, et pour cela poussent à un desserrement du carcan étatique. » « Les débats actuels ne remettent pas en cause le principe de la laïcité mais ses contours – faut-il autoriser le voile sur les campus ? dans l’administration?, explique Sinan Ulgen, président du think tank Edam. Nous nous posons les mêmes questions que la France d’aujourd’hui confrontée à l’islam… » A l’épreuve du pouvoir, les « musulmans démocrates », comme ils se qualifient, à l’exemple de la démocratie chrétienne allemande, ont, il est vrai, fait preuve d’un réel pragmatisme. Sachant même reculer, à l’occasion, lorsque la société civile se mobilise. 
La société turque a connu neuf décennies de laïcité et soixante ans de multipartisme; le foisonnement des médias a imposé le goût du pluralisme; la marche inachevée vers la démocratie européenne a été progressive car encadrée par l’armée (qui met fin à l’anarchie, en 1980, par un putsch) ; la libéralisation de l’économie, enfin, a permis l’émergence d’une nouvelle classe moyenne. Tels les mezze, qui doivent être servis sur la table en même temps, c’est la juxtaposition de tous ces éléments qui nourrit l’expérience turque. Qu’il en manque seulement un, et c’est toute la fête qui est gâchée. 

De notre envoyé spécial Jean-Michel Demetz

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DSK à nouveau devant la justice américaine

Dominique Strauss-Kahn, le 19 mai.

AP/Richard Drew

 

Plus de deux semaines après sa libération sous caution, Dominique Strauss-Kahn comparaîtra, lundi 6 juin, devant la cour suprême de l’Etat de New York, pour une audience préalable essentiellement technique.

Lors de cette audience, qui aura lieu en début d’après-midi (heure de Paris), M. Strauss-Kahn devra dire s’il plaide coupable ou non-coupable aux sept charges qui pèsent contre lui : « acte sexuel criminel au premier degré » – ce chef d’accusation, qui n’existe pas en France, désigne un viol par fellation ou sodomie. Il a eu lieu deux fois selon le procureur, et est donc compté deux fois ; « tentative de viol au premier degré » ; »agression sexuelle au premier degré » ; »emprisonnement illégal au second degré » ; »attouchements non consentis » et «  agression sexuelle au troisième degré ».

Dominique Strauss-Kahn a déjà rejetté « avec la plus grande fermeté » les accusations à son encontre. Ses avocats, Benjamin Brafman et William Taylor, ont indiqué depuis plusieurs semaines que leur client plaidera non-coupable. Dans ce cas-là,  un procès sera organisé dans les prochains mois, et il devra affronter sa victime présumée.

S’il plaide coupable, ce qui constituerait un coup de théâtre, il n’y aura pas de procès et l’ancien ministre français négociera avec le juge un certain nombre d’années de prison, pas moins de cinq d’après les experts. Dimanche, Me Brafman a réitéré qu’à ses yeux son client « sera relaxé ».

La plaignante, une jeune femme de 32 ans d’origine guinéenne, ne sera pas présente, lundi. Ni ses avocats, ni le procureur, ni le juge, ne s’exprimeront sur le fond de l’affaire. Le procureur est tenu de transmettre ses preuves au fur et à mesure, pour permettre à la partie adverse de préparer sa défense : résultats des analyses ADN, vidéos de l’hôtel, témoignages écrits. De son côté, la défense est obligée de fournir à l’accusation un certain nombre d’éléments. Le juge déterminera la nature des preuves à transmettre et fixera un calendrier, notamment la date du procès.

 

source : lemonde.fr

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Fin du nucléaire en Allemagne : la France ne change pas de cap

Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit plaident pour «un grand débat sur le nucléaire en France».

Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit plaident pour «un grand débat sur le nucléaire en France». |Francois Guillot

Saluée par les écologistes, accueillie avec une extrême prudence par Areva et le Medef : la décision de l’Allemagne d’abandonner le nucléaire d’ici à 2022 provoque le débat en France ce lundi. L’UMP s’élève contre une sortie du nucléaire en France, rappelant que 85% de l’électricité en dépend, contre un quart en Allemagne.

Le PS reste également très prudent, tout en se prononçant pour le développement d’énergies renouvelables et alternatives.

François Fillon a affirmé lundi à Strasbourg que la France «respectait la décision allemande» de renoncer au nucléaire, mais que cela ne l’amenait pas à revenir sur son propre «choix», Paris jugeant que cette énergie constitue une «solution d’avenir».  «Nous pensons que l’énergie nucléaire est une solution d’avenir, notamment par rapport aux engagements que nous avons pris (…) sur la question des rejets de gaz dans l’atmosphère», a-t-il poursuivi.

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a lui estimé que la France ne pouvait se «passer de l’énergie nucléaire» dans les décennies qui viennent.

Interrogée sur Europe 1la secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, souhaite que Paris prenne le même chemin que Berlin. «Evidemment que ça nécessite plus d’efforts, mais c’est tout à fait possible. On est tellement en retard pour les énergies renouvelables en France, qu’on a une marge de progression considérable.» «Il faut sortir de cette intoxication mentale qui nous fait croire qu’il n y a pas d’autre énergie que le nucléaire», a-t-elle ajouté, estimant que «ce qu’il faut, c’est prendre cette décision. L’Allemagne et la Suisse montrent tout à fait qu’on peut faire sans le nucléaire».

Daniel Cohn-Bendit, qui juge que la décision allemande était «une chose annoncée et évidente», plaide pour «un grand débat sur le nucléaire en France». «Je suis absolument persuadé que la réflexion sur le nucléaire en France est sous-développée», souligne le député européen Europe Ecologie-Les Verts. «Il y a toujours un risque non maitrisable et économiquement, le nucléaire n’est pas soutenable et durable», affirme-t-il. «C’est d’ailleurs l’une des grandes négociations qu’il y aura entre les écologistes et le PS pour 2012», prévient Cohn-Bendit.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, plaide lui pour que la question soit tranchée par un «arbitrage du peuple français» au moment de l’élection présidentielle. «Maintenant la France n’est pas dans la situation de l’Allemagne», nuance-t-il. Pour la France, il s’agit donc selon lui de «rattraper le retard» pris sur l’Allemagne dans le «développement d’un mix en matière d’énergies renouvelables».

Le numéro 2 du PS, Harlem Désir interrogé sur Canal+ pense que «nous aussi, nous devons nous préparer à la sortie progressive du nucléaire. On a été très bon dans le nucléaire, ça a joué un rôle à un moment. Demain, il faut qu’on soit pionnier dans le solaire, dans la géothermie, dans les éoliennes.» Et d’insister : «Personnellement, je pense qu’il faut se préparer à en sortir, même si ce sera long. Raison de plus pour commencer dès maintenant.»

Le secrétaire national du PS à l’international, Jean-Christophe Cambadélis, a déclaré sur RFI «On voit bien que Mme Merkel est extrêmement fragilisée dans sa coalition et qu’elle cherche l’électorat écologiste.»

La présidente du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon
, est, elle, sceptique sur la mise en oeuvre de la mesure allemande, qualifiée de «totalement politique». Sur BFM Radio, elle n’exclut pas un retournement de situation : «d’ici 2022, il peut se passer beaucoup de choses», prévient-elle. Elle évoque une incertitude juridique, après que le numéro deux allemand de l’énergie RWE a porté plainte contre la fermeture forcée d’un de ses réacteurs. La fermeture déjà effective de sept réacteurs a, selon elle, «entraîné un renchérissement significatif des coûts de l’électricité en Allemagne, avec des conséquences pour la base industrielle installée».

La présidente du Medef, Laurence Parisot, juge, sur RMC/BFM TV, qu’il s’agit d’une «décision tout à fait majeure», qui risque de poser un «problème de compétitivité» pour l’Union européenne à terme. Elle souligne que les Etats-Unis n’ont pas l’intention de réduire leur production nucléaire et que la Chine est en train de la développer. «Est-ce que l’Allemagne fait ce choix tout en sachant qu’elle va continuer à importer du nucléaire de France ? C’est ce qu’on appelle la théorie du passager clandestin. Est-ce qu’il y a au contraire derrière cela un plan gigantesque d’innovation technologique ?» s’interroge-t-elle.

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, 
se dit, «pour la France, totalement défavorable». Interrogé sur RTL, il souligne que «la situation de la France et de l’Allemagne vis-à-vis de l’indépendance énergétique n’est pas la même sur le nucléaire. 85% de notre énergie est produite par le nucléaire (…) C’est aujourd’hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France».

 

source : LeParisien.fr 

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La très chère résidence surveillée de DSK

© REUTERS

L’ex-patron du FMI s’est installé mercredi dans une luxueuse maison de Manhattan à New York.

Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle adresse à New York. Après quelques jours passés dans un petit appartement au 71, Broadway, l’ancien patron du FMI s’est installé mercredi dans une propriété luxueuse, toujours à Manhattan, sise au 153, Franklin Street. C’est à cette nouvelle adresse qu’il attendra, sous une surveillance étroite, lessuites de l’affaire qui le voit accusé par une femme de chambred’agression sexuelle et de tentative de viol.

Vêtu d’une veste grise et d’une chemise bleue, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international a été amené sous escorte policière dans un véhicule qui l’attendait en bas de l’immeuble du 71 de l’avenue de Broadway, où il logeait à titre provisoire. Il n’était pas menotté.

© REUTERS

Il a été conduit vers une élégante maison de deux étages dans une rue pavée de TriBeCa, un quartier de Manhattan très en vogue, fait d’usines et de hangars transformés dans les années 90 en immeubles de lofts.

Le vaste salon-loft est l’une des pièces maîtresses de cette maison de 600 m2.© TOWN RESIDENTIAL LLC

D’après les agences immobilières, cette maison de 600 m2 comporte quatre chambres et cinq salles de bain, avec « un vaste salon de style loft », mais aussi et un toit-terrasse, un spa et… une salle de cinéma dont, paraît-il, le sol bouge en fonction du film visionné. Le tout est estimé à près de 14 millions de dollars (9,9 millions d’euros), pour un loyer de 50.000 dollars (35.000 euros) par mois environ.

>> Découvrez en images le nouveau logement de Dominique Strauss-Kahn

Ses avocats pas en contact avec la victime

Depuis son nouveau logement, l’ancien patron du FMI ne pourra sortir que pour de rares raisons : se rendre sous escorte policière à des rendez-vous avec ses avocats, au tribunal, chez le médecin ou à des offices religieux. Un juge américain a donné son accord mercredi à ce déménagement après s’être entretenu avec toutes les parties.

Ses avocats ont par ailleurs déclaré à nouveau mercredi dans un communiqué être convaincus qu’il sera « totalement innocenté ». « Les informations selon lesquelles les avocats ou représentants de Dominique Strauss-Kahn sont en contact avec la plaignante sont fausses », ont aussi indiqué Me Benjamin Brafman et Me William Taylor dans ce document.

Dominique Strauss-Kahn doit comparaître le 6 juin devant un juge pour dire s’il plaide coupable ou non coupable. L’ancien directeur général du Fonds monétaire international nie les faits qui lui sont reprochés.

>> Pour voir une vidéo de présentation de la maison de DSK, cliquez ici.

source : www.europe1.fr

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Lagarde au FMI : vers un nouveau scandale ?

Hier, Christine Lagarde a annoncé officiellement sa candidature à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds Monétaire International.
Les candidats à la direction du FMI ont jusqu’au 10 juin pour se faire connaître.
Le 10 juin, jour aussi où le rapporteur de la Commission des Requêtes sera nommé dans l’affaire Tapie et à partir duquel il aura un mois pour décider d’ouvrir, ou non, une enquête sur le rôle qu’a joué Christine Lagarde dans ce dossier.

Pour Sylvie Pierre-Brossolette, « ce sera donc en juillet et madame Lagarde, si elle doit être nommée, sera déjà nommée. Et, si à ce moment là , la Commission des Requêtes décide qu’il y a matière à instruire, la Commission d’Instruction de la Cour de Justice sera saisie et on aura un directeur du FMI avec une procédure judiciaire en cours ». L’éditorialiste pense que  » c’est imprudent de la part du gouvernement français et de tous ceux qui soutiennent Lagarde à l’étranger » de nommer quelqu’un qui se trouve au milieu d’une histoire judiciaire, même si cela peut aboutir à un non lieu.

Selon Laurent Joffrin, si les soupçons concernant Christine Lagarde dans l’affaire Tapie sont vrais, « ça n’est pas une broutille, c’est-à-dire qu’on a détourné une procédure logique au détriment des intérêts de l’Etat pour faire un coup politique ». Il considère donc que sa candidature,  » compte tenu de cette affaire, est une mauvaise idée « . L’éditorialiste rappelle néanmoins que cela n’altère en rien la compétence avérée de la ministre.

source : www.lepoint.fr

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« LA PREMIÈRE VICTIME, C’EST DSK » POUR BERNARD HENRI LÉVY

Photo : Capture puremedias.com

BHL, invité de ‘Semaine Critique’ le 20 mai 2011.Capture puremedias.com

Malgré les critiques dont il a fait l’objet ces derniers jours dans la presse américaine,Bernard Henri Lévy en a remis une couche hier soir sur France 2 à propos du traitement médiatique infligé à son ami, Dominique Strauss-Kahn. « On ne sait pas ce qu’il a fait ! Vous n’allez pas vous y mettre comme les tabloïds américains a-t-il lancé à Franz-Olivier Giesbert. Vous dites comment il en a pu arriver là ? C’est incroyable ce que vous dites, vous n’en savez rien, je n’en sais rien ! Attendez que le jury populaire américain tranche ».

« Cette jouissance à le voir tomber »

Le philosophe s’en est aussi pris à la presse en général et à la télévision en particulier, qui traite l’affaire en boucle depuis une semaine. « Un homme dont on ne sait pas encore s’il est coupable ou innocent, on ne peut pas le promener menotté, le montrer sur toutes les chaînes de télévision dans une situation d’humiliation extrême comme une espèce de supplice moderne sous prétexte qu’il est le patron du FMI, je trouve cela dégueulasse (…) Dans cette affaire, il y a une victime, c’est cette dame, si elle a été violée, c’est horrible (…) J’aurais voulu qu’on oublie DSK un petit peu. C’est un supplice médiatique, y compris sur les télévisions françaises. La première victime, c’est DSK. Il est d’ores et déjà victime de ce cirque infernal » a-t-il expliqué.

Soutenu en plateau par Emmanuel Todd, démographe et politologue, BHL a assené : « Si la femme de chambre a été violée c’est une victime, si la justice conclut qu’elle ne l’a pas été, il y a une victime, aussi, c’estDominique Strauss-Kahn (…) Cette mise en scène, cette violence, cette cruauté, cette volonté d’aller traquer le visage de cet homme sous prétexte qu’il était l’un des hommes les plus puissants du monde. Cette jouissance à le voir tomber… ».

Secret de polichinelle

Déjà lundi, BHL s’en était pris à tous les commentateurs de l’affaire sur France Inter. Bon nombre hommes politiques et journalistes ont parlé du passé sulfureux de DSK, écrivant ou expliquant que son attirance maladive pour les femmes était « un secret de polichinelle ». De quoi exaspérer BHL qui avait déclaré : « J’en ai marre de ces petits messieurs qui disent « mais on savait, c’était un secret de polichinelle » (…) Ecoutez, que ces petits mecs, s’ils savaient tout ça, pourquoi ne le disaient-ils pas ? Dominique Strauss-Kahn est à terre, il est traité comme très peu d’hommes ont été traités dans l’histoire des démocraties modernes et vous avez des mecs qui se répandent en propos absolument indécents ! Qu’est ce que c’est de dire ça au moment où il joue sa vie, son destin ? Il dort en prison, je connais cette prison effroyable. Choisir ce moment-là pour devenir déballer son paquet, c’est absolument dégueulasse ! (…) Ils viennent applaudir la guillotine médiatique ».

source : www.ozap.com

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